Fuite toiture terrasse en copropriété : diagnostic et coûts

Fuite sur toiture-terrasse d'immeuble ? Méthode de diagnostic, arbitrage colmatage ou réfection, prix réels et répartition des charges en copropriété.

toiture terrasse en copropriété à Paris avec membrane d’étanchéité bitumeuse vieillissante, fissures et reprises dégradées en pied d’acrotère, zones humides et stagnation d’eau autour de l’évacuation pluviale centrale, relevés d’étanchéité détériorés, seau de contrôle et bâche de protection, diagnostic de fuite sur toit plat d’immeuble parisien, photo Canon EOS R6 grand-angle 24–28 mm, lumière naturelle ensoleillée, août 2026

La toiture-terrasse d'immeuble a une particularité qui piège tout le monde : l'eau qui entre à un endroit ressort trente mètres plus loin. Entre la membrane, l'isolant et la dalle, elle circule, stagne, contourne. Le point de fuite visible depuis l'appartement n'a presque jamais de rapport géographique avec le point d'entrée réel.

Résultat : des gestionnaires qui paient des réfections totales pour un relevé d'acrotère décollé sur deux mètres. Ou l'inverse, des colmatages successifs sur une membrane en fin de vie qui repartent en fuite au premier orage. Cet article vous donne la méthode pour trancher entre les deux, avec les vrais critères techniques, les coûts réels et le cadre de responsabilité en copropriété.

Si l'infiltration est active pendant que vous lisez ces lignes, la priorité n'est pas le diagnostic mais la mise hors d'eau immédiate. Une équipe Roofnow intervient sous 12 heures en Île-de-France, avec rapport et devis sous 48 heures. Le 01 85 09 72 64 est décroché en journée par un interlocuteur qui connaît le dossier.

Pourquoi une fuite de toiture-terrasse ne se localise jamais où on la voit

C'est le principe qui explique 90 % des mauvais diagnostics. Sur une couverture en tuiles ou en ardoises, l'eau tombe presque à la verticale : le désordre est au-dessus de la tache. Sur une toiture-terrasse, ce raisonnement ne fonctionne plus du tout.

Le trajet réel de l'eau sous une membrane

L'eau franchit la membrane par un défaut ponctuel, souvent minuscule. Elle atteint ensuite le complexe isolant, généralement du polyuréthane ou de la laine de roche en panneaux. Là, elle se déplace horizontalement entre les joints de panneaux, suivant la pente de la dalle. Elle ne redescend que lorsqu'elle rencontre une fissure de dalle, un joint de reprise ou une pénétration technique.

Concrètement, on a déjà retrouvé un point d'entrée à vingt-deux mètres de la tache au plafond, sur un immeuble du 15e arrondissement. Le désordre était un relevé d'étanchéité décollé derrière un local technique, invisible depuis la terrasse accessible. La logique de circulation l'avait conduite jusqu'à une réservation de gaine électrique.

Le premier réflexe d'un couvreur inexpérimenté sur terrasse, c'est de chercher le trou à l'aplomb de la tache. Il ne le trouve pas, alors il colmate ce qu'il voit de suspect. Trois semaines après, ça refuit.

Ce que ça change pour le gestionnaire

Cette caractéristique a une conséquence directe sur votre budget. Un diagnostic bâclé conduit soit à des colmatages inutiles facturés à répétition, soit à une préconisation de réfection totale par défaut, faute de savoir localiser. Les deux vous coûtent cher. Un diagnostic sérieux commence toujours par une inspection méthodique des points singuliers, pas par une recherche à l'aplomb.

C'est la même logique que sur une fuite de toiture introuvable en couverture traditionnelle, mais amplifiée par la géométrie plane et la présence de l'isolant. La différence de méthode est fondamentale.

Les six points singuliers responsables de la quasi-totalité des fuites

Sur une toiture-terrasse, la partie courante de la membrane est rarement en cause. Le désordre se concentre sur les zones de raccord, là où l'étanchéité change de plan, de matériau ou traverse la structure. D'après l'Agence Qualité Construction (Observatoire de la qualité de la construction, 2025), 64 % des désordres relevant de la garantie décennale sont liés à l'étanchéité, tous types de bâtiments confondus. Cette concentration statistique reflète directement la fragilité des points singuliers.

Les relevés d'acrotère

C'est le premier suspect, systématiquement. La membrane remonte verticalement contre le muret périphérique et se termine sous un solin, une bande de solin métallique ou une engravure. Le NF DTU 43.1 impose une hauteur minimale de relevé de 15 centimètres au-dessus de la protection. Sur le bâti parisien ancien reconverti, cette hauteur est régulièrement insuffisante.

Le mode de défaillance typique : la bande de solin se descelle par dilatation différentielle, l'eau de ruissellement de façade passe derrière le relevé et court sous la membrane. On le repère à un détail que peu de gens regardent, la trace de coulure noire sous l'engravement, signe que l'eau transite depuis des mois.

Les évacuations d'eaux pluviales

Naissances, moignons, trop-pleins. Une platine d'évacuation mal soudée à la membrane crée une entrée d'eau permanente, invisible parce qu'elle se situe au point bas. Quand une descente d'eaux pluviales est bouchée, la terrasse se met en charge et transforme un micro-défaut en fuite majeure.

Les pénétrations et les émergences

Sorties de VMC, socles de climatiseurs, potelets de garde-corps, souches de ventilation. Chaque traversée est un point faible. Les socles de groupes froid posés directement sur la membrane sans dalle de répartition sont un classique : le poinçonnement finit toujours par percer.

Les joints de dilatation

Sur les immeubles longs ou les bâtiments accolés, le joint de dilatation traverse toute la structure. Son traitement d'étanchéité est complexe et sa durée de vie plus courte que celle de la membrane. Un joint de dilatation défaillant produit une fuite linéaire, très reconnaissable au plafond.

Les seuils de porte-fenêtre

Sur terrasse accessible, le seuil est le point le plus contraint. Le NF DTU 43.1 tolère un relevé abaissé à 10 centimètres au-dessus du niveau fini sur ce type de terrasse, contre 15 ailleurs. Cette tolérance est régulièrement rabotée encore davantage pour supprimer la marche à l'entrée.

C'est le même mécanisme que sur une fenêtre de toit posée à niveau : la recherche du plain-pied crée une zone de rétention. Une averse soutenue avec une évacuation partiellement obstruée suffit à faire passer l'eau par-dessus.

Les fissures de la protection lourde

Dalles sur plots, gravillons, dalle béton de protection. La protection masque la membrane, ce qui complique le diagnostic mais protège aussi des UV. Le piège : une protection lourde dégradée peut poinçonner la membrane sous elle sans aucun signe visible en surface.

Comment se déroule une recherche de fuite sur terrasse

La méthode diffère radicalement d'une recherche sur couverture en pente. On ne peut ni détuiler ni inspecter par-dessous. Il faut donc raisonner par élimination progressive, en partant du plus probable vers le plus improbable. Une recherche de fuite en toiture menée correctement prend entre deux et quatre heures sur une terrasse d'immeuble.

Étape 1 : le relevé intérieur

Avant de monter, on descend. Mesure au humidimètre dans l'appartement sinistré, cartographie de la zone humide, identification des réservations et gaines techniques traversant la dalle. Ce relevé intérieur donne la liste des points de sortie possibles, pas le point d'entrée.

Étape 2 : l'inspection des points singuliers

Passage systématique sur les six familles décrites plus haut. On sonde les relevés à la main, on cherche les décollements, on vérifie l'état des soudures et des bandes de solin. Sur bitume, une soudure défaillante se repère au toucher : le bourrelet de fluage est absent ou irrégulier.

Étape 3 : le test de mise en charge

C'est le test décisif, et celui que la plupart des couvreurs ne proposent pas. Le NF DTU 43.1 en décrit le protocole pour la réception d'ouvrage : mise en eau jusqu'à 5 centimètres sous le point le plus bas des relevés, maintenue 24 heures minimum. En diagnostic curatif, on travaille sur des durées plus courtes, deux à quatre heures suffisant généralement à révéler le passage.

La lecture du résultat est binaire. Si l'eau ressort à l'intérieur, on tient une défaillance de partie courante ou de point bas. Si elle ne ressort pas, le défaut se situe en relevé, au-dessus de la ligne d'eau, et l'inspection se recentre sur les acrotères et les émergences.

La mise en charge est le seul test qui donne une réponse franche sur une terrasse. Elle exige de vérifier au préalable la portance de la dalle : cinq centimètres d'eau sur 200 m², c'est dix tonnes réparties sur le plancher haut.

Étape 4 : le traceur fluorescent

Quand la mise en charge est impossible ou qu'elle n'a rien donné, on passe au traceur. La fluorescéine est injectée zone par zone, avec un rinçage complet entre chaque essai pour éviter les faux positifs. Le traceur fluorescent ne marque que si la surface de départ est sèche : sur une terrasse déjà mouillée, il se dilue et ne révèle rien.

Étape 5 : la thermographie

Le capteur thermique révèle les zones d'isolant gorgé d'eau, qui se refroidissent plus lentement que le reste en fin de journée. C'est un outil de cartographie, pas de localisation précise. Il indique l'étendue du sinistre dans le complexe, information capitale pour chiffrer la reprise réelle : si l'isolant est saturé sur 40 m², un colmatage ponctuel ne sert à rien.

Colmatage ou réfection : la vraie grille de décision

C'est l'arbitrage qui coûte le plus cher aux copropriétés. Trois critères objectifs permettent de trancher sans se fier au discours du prestataire.

Critère 1 : l'âge et l'état de la membrane

Une étanchéité bitumineuse multicouche bien posée tient 20 à 25 ans. Une membrane PVC ou EPDM, 25 à 30 ans. Au-delà de 20 ans, chaque réparation ponctuelle achète du temps, pas une solution. En dessous de 15 ans avec une membrane globalement saine, la reprise ciblée est presque toujours le bon choix.

On juge l'état par sondage : sur bitume, une membrane en fin de vie présente des faïençages en surface, se fissure quand on la plie, et l'autoprotection minérale est partie. Le détail qui ne trompe pas, c'est le cloquage sous forte chaleur : quand la membrane cloque, l'adhérence au support est perdue.

Critère 2 : l'état de l'isolant

C'est le critère que personne ne regarde et qui change tout. Un isolant saturé d'eau ne sèche jamais sous une membrane étanche. Il perd sa performance thermique, se tasse, et devient un réservoir qui alimente les fuites même après réparation de la membrane. La saturation de l'isolant se mesure par thermographie et se confirme par carottage.

Si l'isolant est saturé sur plus de 20 % de la surface, la reprise ponctuelle n'a plus de sens économique. Il faut déposer, sécher ou remplacer, ce qui rapproche le coût d'une réfection d'étanchéité complète.

Critère 3 : la nature du désordre

Un désordre localisé sur un point singulier isolé, relevé décollé, platine d'EP mal soudée, socle poinçonnant, se répare. Un désordre diffus, plusieurs points d'entrée dispersés, membrane cassante en plusieurs zones, signale une fin de vie généralisée. La distinction se fait au diagnostic, pas au devis.

Le tableau de décision à trois entrées

Croisez les trois critères. Si les trois pointent dans la même direction, la décision est acquise. Si deux sur trois convergent, c'est également suffisant pour trancher. Ce faisceau d'indices vaut mieux qu'un avis unique de prestataire.

Critère

Reprise ciblée

Réfection complète

Âge de la membrane

Moins de 15 ans

Plus de 20 ans

État de l'isolant

Sec ou saturé sur moins de 20 %

Saturé sur plus de 20 % de la surface

Nature du désordre

Point singulier isolé identifié

Points d'entrée multiples et dispersés

Comportement au sondage

Membrane souple, autoprotection en place

Membrane cassante, faïençage, cloquage

Les ordres de grandeur en Île-de-France

  • Recherche de fuite avec diagnostic complet : 450 euros HT en accès toiture, 690 euros HT en accès cordiste

  • Reprise ponctuelle d'un relevé d'acrotère : 800 à 2 500 euros HT selon linéaire

  • Réfection d'étanchéité avec isolation : 120 à 200 euros HT le mètre carré

  • Étanchéité liquide sur support existant sain : 70 à 120 euros HT le mètre carré

Ces écarts expliquent pourquoi le diagnostic est un investissement, pas un coût. Passer de la réfection totale à la reprise ciblée sur un immeuble de 300 m², c'est 45 000 euros d'écart. Pour un audit d'étanchéité complet avant décision, comptez une demi-journée d'intervention.

Un doute sur la lecture de votre situation ? Une recherche de fuite documentée coûte 450 euros HT et vous donne les trois réponses en une demi-journée. C'est le meilleur rapport coût-information avant d'engager une discussion budgétaire en assemblée.

Qui paie quoi en copropriété

Premier réflexe : ouvrir le règlement de copropriété, pas la loi. L'article 3 de la loi du 10 juillet 1965 ne répute le gros œuvre partie commune que dans le silence ou la contradiction des titres. Le règlement de copropriété prime donc, et c'est lui qui détermine la répartition.

En pratique, il est constant que la toiture, élément du gros œuvre, relève des parties communes. La Cour de cassation l'a confirmé de longue date, y compris pour une terrasse à jouissance privative. Mais un règlement mal rédigé peut créer des zones grises coûteuses, notamment sur les terrasses de dernier étage.

La distinction gros œuvre et jouissance privative

Sur une terrasse à usage privatif du dernier étage, la structure et l'étanchéité restent communes. Le revêtement de sol posé par l'occupant, les jardinières, le mobilier relèvent de lui. Cette frontière technique génère la majorité des litiges quand un carrelage collé a poinçonné la membrane.

Charges générales ou charges spéciales

La répartition dépend du règlement de copropriété. Si la terrasse couvre l'ensemble du bâtiment, les charges sont générales, réparties aux tantièmes. Si elle ne couvre qu'un bâtiment sur plusieurs, le règlement prévoit souvent une clé de répartition spéciale limitée aux copropriétaires concernés. Vérifiez ce point avant toute convocation d'AG.

Le cas de l'assurance

Beaucoup de syndics se tournent vers la convention IRSI en cas d'infiltration. Attention : l'article 1.1.1 de la convention exclut explicitement les infiltrations par la toiture de son champ d'application. L'IRSI traite les dégâts des eaux d'origine intérieure, pas les infiltrations de couverture. Le sinistre est donc géré hors convention, en application des garanties du contrat multirisque de l'immeuble.

D'après France Assureurs (bilan des sinistres habitation, 2024), les dégâts des eaux représentent 44 % des sinistres habitation déclarés et 30 % des indemnités versées. La majorité de ces dossiers portent sur des désordres intérieurs, ce qui explique pourquoi la convention IRSI est mal appliquée aux fuites de toiture.

Décennale et travaux antérieurs

Si l'étanchéité a été refaite il y a moins de dix ans, la garantie décennale de l'entreprise s'applique dès lors que la fuite rend l'ouvrage impropre à sa destination. Encore faut-il disposer du procès-verbal de réception et de l'attestation d'assurance de l'époque. Le défaut de conservation de ces pièces prive régulièrement les copropriétés de leur recours.

Trois erreurs qui coûtent cher aux gestionnaires

Accepter un devis de réfection sans rapport de diagnostic

Un devis de réfection totale non adossé à un rapport de recherche de fuite documenté est un devis de confort pour l'entreprise. Exigez systématiquement le rapport photo détaillé avec localisation du point d'entrée et argumentation du choix de réparation. Sans ce document, vous ne pouvez rien défendre en assemblée générale.

Enchaîner les colmatages sans stratégie

Ce qu'on voit souvent en copropriété : trois interventions d'urgence en dix-huit mois sur la même terrasse, chacune à 500 euros, sans jamais avoir posé le diagnostic. Au bout du compte, 1 500 euros dépensés et le problème intact. Le cumul des colmatages dépasse rapidement le coût du diagnostic initial.

Ignorer l'entretien préventif

Le NF DTU 43.1 prescrit un nettoyage des entrées d'eaux pluviales au moins deux fois par an, avant et après la chute des feuilles, ainsi qu'un contrôle annuel de l'état des relevés. Un cas fréquent : une naissance obstruée par des mousses provoque une rétention permanente qui accélère le vieillissement de la membrane sur toute la zone basse.

Ce point dépasse la simple bonne pratique. L'entretien de toiture-terrasse conditionne la mobilisation des garanties en cas de sinistre : un assureur qui constate une absence totale d'entretien documenté oppose le défaut d'entretien pour réduire son intervention.

Ce que change une intervention structurée

Un gestionnaire immobilier nous contacte l'an dernier après deux devis de réfection totale reçus sur une terrasse de 240 m² à Boulogne-Billancourt. Montants annoncés : 38 000 et 44 000 euros HT. Le diagnostic a révélé un unique relevé d'acrotère décollé sur onze mètres linéaires, côté nord, avec isolant sain sur le reste de la surface. La reprise ciblée a coûté 2 900 euros HT.

À l'inverse, sur un immeuble du 19e arrondissement, une copropriété demandait un simple colmatage après une fuite ponctuelle. Le sondage a montré une membrane bitumineuse de 28 ans, cassante, avec un isolant saturé sur près de la moitié de la surface. La préconisation honnête était la réfection, et nous l'avons dit malgré une commande initiale plus confortable à exécuter.

Notre travail n'est pas de vendre le chantier le plus gros. C'est de donner au gestionnaire les éléments pour décider, avec un rapport qu'il peut présenter tel quel en assemblée générale.

Le format des livrables

Chaque intervention Roofnow donne lieu à un rapport photo structuré, avec recontextualisation spatiale des désordres et priorisation des actions. Le rapport d'intervention et le devis complémentaire sont transmis sous 48 heures après le passage. Ce format est conçu pour être exploitable directement par un expert d'assurance ou présenté en AG sans retraitement.

Une équipe interne, pas une mise en relation

Roofnow intervient avec ses propres couvreurs, zingueurs et techniciens cordistes. Il n'y a pas de sous-traitance en cascade ni de plateforme intermédiaire entre le diagnostic et l'exécution. Cette maîtrise de la chaîne explique le délai de 12 heures sur les urgences en Île-de-France. Nos équipes couvrent Paris intra-muros et la petite couronne, de Neuilly à Montreuil, de Levallois à Ivry.

Roofnow SAS est établie au 26 rue Bosquet, 75007 Paris, sous le SIREN 994 131 738, avec une responsabilité civile décennale souscrite auprès d'AXERIA IARD. Pour un contrat d'entretien de toiture ou une intervention ponctuelle, l'équipe répond au 01 85 09 72 64 sous 15 minutes en journée.

Questions fréquentes sur les fuites de toiture-terrasse en copropriété

Combien de temps prend une recherche de fuite sur terrasse ?

Entre deux et quatre heures sur une terrasse d'immeuble standard, davantage si un test de mise en charge est nécessaire. Ce test impose d'obturer les évacuations puis de laisser l'eau en place plusieurs heures, ce qui allonge l'intervention. Nous transmettons le rapport sous 48 heures. En cas d'urgence avec infiltration active, la mise hors d'eau est réalisée dès le premier passage, avant même la fin du diagnostic.

Peut-on intervenir sur une terrasse en hiver ?

Le diagnostic oui, la réparation dépend de la technique. Les membranes bitumineuses se soudent au chalumeau et supportent mal les températures négatives. Les résines d'étanchéité liquides ont des plages de mise en œuvre plus étroites encore, généralement au-dessus de 5 degrés avec un support sec. En pratique, on privilégie une mise hors d'eau provisoire fiable et on programme la réparation définitive au printemps.

Faut-il un vote en AG pour une recherche de fuite ?

Non. L'article 18 de la loi du 10 juillet 1965 charge le syndic d'administrer l'immeuble et de pourvoir à sa conservation et à son entretien. Une recherche de fuite entre dans ce cadre. En cas d'urgence, le même article lui impose d'agir de sa propre initiative. Il doit alors informer les copropriétaires et convoquer immédiatement une assemblée générale, conformément à l'article 37 du décret du 17 mars 1967. La réfection d'étanchéité qui en découle relève ensuite d'un vote.

La terrasse à jouissance privative est-elle à ma charge ?

L'étanchéité et le gros œuvre restent parties communes, même si vous en avez la jouissance exclusive. Vous êtes en revanche responsable de l'entretien courant et des aménagements que vous avez ajoutés. Un carrelage collé directement sur la membrane, une jardinière lourde ou un abri de jardin peuvent engager votre responsabilité s'ils ont causé le désordre. Consultez le règlement de copropriété avant tout aménagement.

Comment savoir si mon isolant est mouillé ?

La thermographie infrarouge en fin de journée révèle les zones saturées par leur inertie thermique différente. La confirmation se fait par carottage, un prélèvement de quelques centimètres sur le complexe. C'est une opération rapide qui apporte l'information décisive pour arbitrer entre reprise et réfection. Nos recherches de fuite en toiture-terrasse intègrent systématiquement ce contrôle quand la configuration le permet.

Que faire si le prestataire précédent nie sa responsabilité ?

Réunissez le procès-verbal de réception, le devis initial et l'attestation d'assurance décennale de l'entreprise. Si les travaux ont moins de dix ans et que la fuite rend le local impropre à sa destination, la décennale s'applique. Une expertise contradictoire permet de documenter techniquement le lien entre le désordre et la prestation. Un rapport technique indépendant pèse lourd dans ce type de dossier.

Ce qu'il faut retenir avant de convoquer une AG

Une fuite de toiture-terrasse n'est jamais une évidence. Le point d'entrée se trouve rarement là où l'eau apparaît, et la partie courante est rarement en cause. L'arbitrage entre reprise et réfection se joue sur trois critères mesurables : l'âge de la membrane, l'état de l'isolant et la nature du désordre. Ces trois critères se documentent en une demi-journée d'intervention.

Le réflexe qui protège votre budget est simple : jamais de devis de réfection sans rapport de diagnostic. Un gestionnaire armé d'un rapport photo argumenté défend sa décision en assemblée générale, qu'elle porte sur 3 000 ou sur 40 000 euros. Pour lancer un diagnostic sur votre terrasse, l'équipe Roofnow intervient sous 12 heures en Île-de-France.


À propos de l'auteur

Alan Chevereau, consultant et rédacteur SEO pour roofnow.fr, en collaboration avec les équipes terrain de Roofnow (couvreurs, zingueurs, cordistes intervenant quotidiennement sur les toitures parisiennes et franciliennes).

Dernière mise à jour : juillet 2026


Sources

Note : les prix et délais mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon la nature du chantier, l'accès au toit et la saisonnalité. Contactez Roofnow pour un devis personnalisé.

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