Réfection toiture zinc Paris : prix, durée, étapes

Réfection toiture zinc à Paris : fourchette de prix au m², durée du chantier, étapes côté syndic et pièges à éviter. Diagnostic gratuit Roofnow.

Réfection de toiture en zinc à Paris avec panneaux neufs, ancienne couverture, outils de chantier et cheminées sur les toits parisiens

Un syndic du 9e nous appelle un mardi matin. Trois fuites simultanées au dernier étage, deux copropriétaires qui menacent de retenir leurs charges, et une AG annuelle prévue dans six semaines. Question directe : "On part sur une réfection complète du zinc, je dois chiffrer pour le vote, vous me donnez un prix au m² ?" Sauf que ce prix n'existe pas. Pas un prix universel. Pas à Paris.

Refaire une toiture en zinc dans la capitale, ce n'est pas commander du carrelage au mètre carré. Le coût oscille entre 90 et 300 €/m² selon une douzaine de variables : accès, étage, secteur ABF, état du voligeage, présence de plomb, hauteur d'échafaudage, surface, période de l'année. Et la durée du projet, ce n'est pas la durée du chantier. Côté syndic, entre le premier diagnostic et la réception finale, comptez 9 à 18 mois.

Cet article donne la grille de lecture qu'on aurait aimé trouver quand on a démarré dans la couverture parisienne : fourchettes de prix vraies, étapes vues du toit, timing réaliste du projet, cadre réglementaire ABF, cadre copro post-2025. De quoi arriver en AG avec des chiffres défendables. Pour un diagnostic préalable et un chiffrage chiffré, vous pouvez demander un devis réfection toiture à Paris en amont du dossier.

Pourquoi le zinc parisien finit par lâcher, et quand basculer en réfection

Un zinc parisien correctement posé tient entre 40 et 80 ans. La fourchette est large parce que l'exposition fait toute la différence : un versant nord humide en cœur d'îlot vieillit beaucoup plus vite qu'un brisis sud bien ventilé. Les pluies acides et la pollution particulaire forment une couche de sulfate de zinc qui finit par se fissurer, c'est ce qui donne aux vieux toits cet aspect blanc rugueux qu'on voit dans tout l'est parisien. Pour comprendre comment ces toits évoluent vraiment au fil des décennies, voir aussi notre analyse sur les défis d'entretien des toitures zinc à Paris.

Réparation, réfection partielle, réfection totale : à quoi ça correspond

Trois niveaux d'intervention, trois budgets. La réparation ponctuelle traite une fuite localisée, une soudure qui a lâché, deux ou trois feuilles de zinc à reprendre. Comptez 500 à 3 000 € selon l'accès. La réfection partielle reprend un versant entier, un brisis, ou une zone précise, par exemple toutes les noues d'un immeuble. Le coût démarre vers 90 €/m² et grimpe à 160 €/m² selon la complexité. La réfection totale dépose toute la couverture, vérifie le voligeage, repose un zinc neuf. Là on est entre 180 et 300 €/m² à Paris.

Le seuil empirique qu'on retient sur le terrain : au-delà de 30% de surface visiblement dégradée, la partielle perd son intérêt économique. Les échafaudages coûtant ce qu'ils coûtent, refaire 30% aujourd'hui et 30% dans cinq ans revient plus cher qu'une totale en une seule fois. En dessous de ce seuil, la partielle ciblée reste presque toujours le bon arbitrage.

Les signaux qui doivent déclencher un diagnostic

Quatre symptômes font basculer en mode "il faut regarder de près". L'aspect blanc rugueux du zinc qui s'écaille au toucher. Les microfuites en série, c'est-à-dire plusieurs auréoles qui apparaissent dans des logements différents en quelques mois. Les soudures qui s'ouvrent, visibles depuis une cour ou un immeuble voisin. Les agrafes oxydées qui rougissent autour des feuilles. Petit détail terrain qu'on n'apprend pas dans les manuels : le zinc qui claque au soleil en été, c'est normal, la dilatation thermique fait travailler les agrafes jusqu'à 2 mm par mètre linéaire entre l'hiver et l'été. Mais si le claquement devient un grincement métallique, les fixations sont en train de céder.

Avant toute décision, un diagnostic chiffré coûte 200 à 800 € selon l'accès et la surface. C'est l'étape qui évite de voter une totale alors qu'une partielle suffisait, ou l'inverse. Si vous suspectez une infiltration active sans visualiser sa source, la recherche de fuite par fumigène ou thermographie précède le chiffrage.

Prix au m² à Paris : la fourchette honnête, sans flou

Les agrégateurs SEO donnent une fourchette plate de 100 à 200 €/m² pour la France entière. C'est faux à Paris, où la main-d'œuvre, les accès et les contraintes administratives tirent les prix vers le haut. Les couvreurs zingueurs spécialisés sur immeuble haussmannien sont rares, et leur tarif horaire dépasse 65 €/h là où un couvreur tuile en province tourne à 45 €/h.

Ce qui est inclus dans le prix au m²

Une fourchette parisienne réaliste pour une réfection complète zinc joint debout sur immeuble haussmannien : 180 à 300 €/m² pose comprise selon plusieurs sources concordantes du marché (DSD Rénov, NR Couverture). Cette enveloppe inclut généralement la dépose de l'ancienne couverture, la vérification du voligeage, la pose d'un écran sous-toiture, la fourniture du zinc VMZinc en 0,65 ou 0,7 mm et sa pose, les abergements et le faîtage. Elle n'inclut presque jamais l'échafaudage, l'autorisation de voirie, le remplacement de chevrons pourris, ni la zinguerie connexe (gouttières, souches de cheminée).

Sur un chantier de 200 m² de toiture, l'échafaudage et l'autorisation de voirie ajoutent 6 000 à 15 000 € selon hauteur, durée et largeur de trottoir occupé. Ce poste-là, beaucoup de devis l'enterrent dans une ligne floue ou le sortent en option. C'est la principale source de surprise à la facture finale.

Pourquoi un même chantier peut varier du simple au double

Sept facteurs concrets font basculer du bas vers le haut de la fourchette. L'étage d'abord : un 6e étage haussmannien double le coût d'échafaudage par rapport à un 3e étage. L'accès : une cour fermée étroite oblige à monter le zinc en feuilles individuelles depuis les escaliers, là où une rue large permet une nacelle. L'ABF peut imposer le zinc prépatiné gris quartz (plus cher de 15 à 25%) là où le zinc naturel suffirait techniquement. Le voligeage, qu'on découvre une fois la couverture déposée, peut nécessiter un remplacement de chevrons à 35 à 60 €/m² supplémentaires. La présence de plomb sur les anciennes abergements impose une dépose conforme avec stockage spécifique. La hauteur d'immeuble au-delà de 5 étages ajoute une catégorie d'échafaudage. La période enfin : un chantier programmé en juillet-août coûte environ 10% de plus qu'en mars.

Cas concret. Un syndic du 16e nous a sollicités pour un immeuble de 5 étages, toiture brisis-terrasson de 240 m², cour fermée, périmètre ABF (proximité Trocadéro). Devis final : 280 €/m² tout compris, soit 67 000 € auxquels il a fallu ajouter 11 000 € d'échafaudage et 1 800 € d'autorisation de voirie. Soit 79 800 € au total. Comparez avec un pavillon de banlieue sud, accès cour ouverte, 120 m² de zinc en pente unique : 195 €/m² tout compris, échafaudage de 2 800 €, total 26 200 €. Même matériau, mêmes équipes, prix au m² qui basculent de 30%.

Durée du chantier vs durée du projet : ne confondez pas

C'est l'erreur de cadrage la plus fréquente côté syndic. La plupart des conseils syndicaux pensent qu'une réfection toiture, c'est un mois de travaux. C'est exact pour le chantier seul. C'est très loin de la durée réelle du projet, qui démarre au premier diagnostic et se termine à la réception finale.

Le chantier seul tourne entre 2 et 4 semaines pour une toiture de 200 à 400 m² posée par une équipe de 3 à 4 couvreurs zingueurs. Une totale sur immeuble plus grand peut s'étaler sur 6 à 8 semaines. Mais ce chantier n'est qu'un dixième du calendrier total à anticiper.

Le calendrier réaliste pour viser un chantier l'été suivant

Voici l'enchaînement vu côté syndic. Diagnostic et rapport photo : 2 à 4 semaines. Consultation pour 3 devis comparables : 4 à 6 semaines. Inscription à l'ordre du jour de l'AG : dépend du calendrier annuel, parfois 6 mois d'attente si l'AG vient de passer. Vote en AG : 1 jour. Dépôt de la déclaration préalable de travaux : instruction 1 à 2 mois. Consultation de l'ABF si secteur protégé : 2 mois minimum, souvent 3 à 4. Planification chantier : 4 à 8 semaines selon l'agenda du couvreur. Chantier : 2 à 4 semaines. Réception et levée des réserves : 2 à 4 semaines.

Total réaliste : 9 à 18 mois entre la décision interne du conseil syndical et la réception. Le piège classique, c'est le syndic qui lance la consultation devis en juin, fait voter en septembre, et se rend compte en novembre que l'ABF instruit jusqu'à fin février. Résultat, le chantier glisse au printemps suivant. Pour les copropriétés qui veulent profiter d'un échafaudage déjà monté, l'arbitrage avec d'autres travaux (ravalement, ITE) doit se penser avant le vote, pas après. Notre guide des étapes d'une réfection en copropriété détaille la coordination avec le syndic.

Les étapes du chantier, vues depuis le toit

Une fois l'AG passée, les autorisations obtenues et la date calée, voici ce qui se passe vraiment. Six étapes, dans cet ordre, dont aucune n'est négociable.

Étape 1 : montage de l'échafaudage et autorisation de voirie. 2 à 5 jours. Sur trottoir parisien, l'autorisation de voirie représente 8 à 15 €/m² occupé/mois selon arrondissement. Pour un échafaudage de 60 m² sur 6 semaines, comptez 1 200 à 4 000 €. Ce poste est presque toujours sous-estimé.

Étape 2 : dépose de l'ancienne couverture. 3 à 7 jours. Le zinc déposé part en recyclage (le zinc se recycle à plus de 90%, vérifier la valorisation peut faire baisser légèrement la facture). Les anciennes abergements en plomb partent en filière dédiée. C'est aussi le moment où l'on découvre l'état réel du voligeage.

Étape 3 : inspection et reprise du voligeage. 2 à 8 jours selon découvertes. Sur les immeubles parisiens d'avant 1900, on tombe régulièrement sur des chevrons pourris en pied de noue, là où l'humidité stagne depuis des décennies. Cette reprise s'ajoute au devis initial, c'est pour ça qu'on chiffre toujours une enveloppe de 8 à 15% pour aléas voligeage. Le bois sec qui craque sous la chaussure quand on marche dessus avant dépose, c'est un signal qui ne ment pas.

Étape 4 : pose de l'écran sous-toiture et contre-lattage. 1 à 3 jours. Le DTU 40.41, qui régit la couverture en zinc, recommande un écran HPV (hautement perméable à la vapeur) pour éviter la condensation entre couverture et combles. Beaucoup de toitures parisiennes des années 60 n'en ont pas, c'est l'occasion de le poser.

Étape 5 : pose du zinc, abergements, faîtage, noues. 5 à 15 jours selon surface et complexité. Le joint debout reste la technique reine sur immeuble parisien. Les feuilles sont serties à la machine ou à la pince selon les zones. Détail terrain : le zinc se pose mal en dessous de 7°C parce qu'il devient cassant au pliage, et au-dessus de 30°C parce que la dilatation rend le sertissage imprécis. Un chantier programmé en pleine canicule ou en gel, c'est un chantier de mauvaise qualité.

Étape 6 : nettoyage, repli, réception, rapport photo. 2 à 4 jours. Roofnow remet systématiquement un dossier photo daté avec localisation des points sensibles, c'est ce qui sert de référence pour le contrat d'entretien préventif et pour les éventuels sinistres ultérieurs. La réception déclenche la garantie de parfait achèvement (1 an) et la garantie décennale (10 ans, assurée par AXERIA IARD chez Roofnow).

Cadre réglementaire parisien : déclaration, ABF, candidature UNESCO

À Paris, on ne refait pas un toit comme dans le Loiret. Trois couches réglementaires se superposent. La déclaration préalable de travaux est obligatoire dès qu'il y a modification d'aspect extérieur (article R421-17 du Code de l'urbanisme). Une réfection à l'identique, même matériau, même couleur, même technique, peut s'en passer sur le papier. En pratique, le service urbanisme de la mairie d'arrondissement est rarement souple sur cette interprétation, et beaucoup de syndics préfèrent déposer une DP par sécurité. Délai d'instruction : 1 à 2 mois.

L'Architecte des Bâtiments de France entre en jeu dès qu'on est dans un secteur sauvegardé, en abords de monument historique (rayon de 500 mètres), ou dans un site patrimonial remarquable. Concrètement, à Paris, ça concerne tout ou partie des 1er, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 16e arrondissements, et des poches dans le 2e, 3e, 9e, 11e, 17e. L'avis de l'ABF est consultatif ou conforme selon le cas, et son délai d'instruction tourne autour de 2 mois mais peut grimper à 4 en période chargée. Pour les chantiers en hauteur sur ces secteurs, l'intervention par cordistes couvreurs évite parfois l'échafaudage de pied lourd, mais reste soumise aux mêmes exigences ABF.

Quand l'ABF impose le zinc prépatiné

Sur les immeubles haussmanniens en secteur protégé, l'ABF impose souvent un zinc prépatiné gris quartz plutôt que le zinc naturel brillant. La logique : préserver la cohérence visuelle du paysage urbain parisien, où la patine grise mate domine. Le surcoût matière tourne entre 15 et 25%, soit 25 à 50 €/m² supplémentaires. La candidature des toits de Paris au patrimoine mondial UNESCO, déposée en 2025, durcit progressivement les exigences sur le profil joint debout, la teinte et la finition. Mieux vaut anticiper que se faire retoquer en instruction.

Côté copropriété : qui décide, qui paye, comment voter

La toiture est une partie commune, sans exception. Même si seul le copropriétaire du dernier étage subit les fuites, le coût de la réfection est réparti entre tous les copropriétaires au prorata de leurs tantièmes (article 10 de la loi du 10 juillet 1965). C'est une règle qui crée régulièrement des tensions en AG, mais elle est intangible.

Le vote suit deux régimes selon la nature des travaux. Réfection à l'identique qui relève de l'entretien : majorité simple de l'article 24, c'est-à-dire majorité des présents et représentés. Réfection avec amélioration (changement de matériau, ajout d'isolation, modification d'aspect) : majorité absolue de l'article 25, soit au moins 501/1000 des voix totales. Si la rénovation porte sur l'amélioration énergétique, l'article 25-1 permet un repli à la majorité simple en cas d'échec au premier vote. En cas d'urgence (fuite active, mise en péril de la structure), le syndic peut engager les travaux sans AG préalable, à condition de ratifier ses dépenses à la prochaine AG.

Depuis le 1er janvier 2025, le fonds travaux est obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de 5 ans, à hauteur minimum de 2,5% du budget prévisionnel annuel (loi ELAN, article 14-2 de la loi de 1965). Ce fonds, conçu précisément pour les gros travaux comme la réfection toiture, doit être abondé chaque année. Les copropriétés qui ont alimenté correctement leur fonds depuis sa généralisation ont aujourd'hui un coussin substantiel, celles qui ont voté le minimum légal vont devoir compléter par appel exceptionnel ou eco-PTZ. Pour la suite de l'entretien post-chantier, un contrat d'entretien dédié aux syndics évite d'avoir à revivre une réfection lourde dans 30 ans plutôt que dans 60.

Faut-il associer une isolation par sarking ?

Une question revient à chaque AG réfection zinc : profiter du chantier pour isoler par l'extérieur en sarking. La logique économique est imparable, l'échafaudage est déjà payé et la couverture déposée, c'est le moment idéal. D'après l'ADEME, jusqu'à 30% des déperditions thermiques d'un immeuble passent par la toiture mal isolée. Le surcoût sarking tourne entre 80 et 130 €/m² supplémentaires. En contrepartie, le projet bascule en "amélioration énergétique" et devient éligible à MaPrimeRénov' Copropriété (jusqu'à 25% du montant des travaux selon les conditions), aux Certificats d'Économies d'Énergie, et à l'éco-prêt à taux zéro copropriété (jusqu'à 50 000 € sur 20 ans). Sur certains dossiers, l'aide totale couvre 30 à 40% de l'enveloppe additionnelle. Notre page dédiée à l'isolation toiture et combles à Paris détaille les configurations.

Trois erreurs qui plombent un projet réfection zinc à Paris

Erreur 1 : signer le devis le moins cher sans lire le détail. Le piège classique, c'est un devis à 220 €/m² qui exclut l'échafaudage, l'évacuation des gravats, le remplacement éventuel de voligeage et la zinguerie connexe. À l'arrivée, la facture finale se rapproche dangereusement du devis le plus cher initial, qui lui était tout compris. La règle qu'on recommande aux syndics : exiger des devis avec décomposition ligne à ligne, et comparer les enveloppes "tout compris hors aléas voligeage" plutôt que les prix au m² affichés.

Erreur 2 : sous-estimer les délais ABF et les autorisations. Cas vu plusieurs fois en 2025. Une copropriété du 7e vote en juin, signe le devis en juillet, et découvre en octobre que l'instruction ABF nécessite trois passages avant validation. Le chantier glisse de l'été à l'hiver, période où le zinc se pose mal. Résultat, soit on attend le printemps suivant (perte d'un cycle annuel), soit on accepte un chantier hivernal de moindre qualité. La parade, c'est de lancer l'instruction administrative en parallèle de la consultation devis, dès que le diagnostic est validé.

Erreur 3 : ne pas profiter de l'échafaudage pour traiter la zinguerie connexe. Une fois l'échafaudage monté, le coût marginal pour reprendre les gouttières, refaire les solins de cheminée, remplacer les abergements de Velux, traiter une fuite de chéneau encaissé ou poser un filet anti-pigeons devient ridicule par rapport au même chantier réalisé dix ans plus tard avec un nouvel échafaudage. La règle de bon sens : faire chiffrer pendant la consultation devis tous les "à côté" qu'on aurait laissés traîner depuis 5 ans.

Questions fréquentes sur la réfection toiture zinc à Paris

Quelle durée de vie pour un zinc neuf à Paris ?

Un zinc VMZinc 0,7 mm posé en joint debout par un couvreur qualifié tient 50 à 80 ans à Paris, à condition d'être entretenu tous les 2 à 5 ans (nettoyage, vérification soudures, contrôle des abergements). Sans entretien, on tombe à 30-40 ans à cause de la pollution acide et des dilatations thermiques répétées. La différence entre une toiture qui dure 80 ans et une qui dure 35 ans, ce sont rarement les matériaux, presque toujours la régularité du suivi.

Faut-il un permis de construire pour refaire un toit en zinc à l'identique ?

Non. Une réfection à l'identique sur immeuble existant relève de la déclaration préalable de travaux, pas du permis de construire. Le permis devient obligatoire si vous modifiez la pente du toit, créez ou supprimez des lucarnes, ou changez d'aspect au-delà de la simple réparation. À Paris, même la DP est très souvent requise dans les faits, et l'avis de l'ABF s'ajoute en secteur protégé. Comptez 1 à 4 mois d'instruction selon la couche réglementaire.

Peut-on refaire la toiture zinc en hiver à Paris ?

Techniquement oui, dans les faits c'est rarement une bonne idée. Le zinc se plie mal en dessous de 7°C, devient cassant et accroche moins bien au sertissage. Les soudures à l'étain prennent moins bien quand l'humidité ambiante dépasse 80%. La fenêtre idéale parisienne va de mi-mars à mi-novembre, avec un pic de qualité en mai-juin et septembre-octobre. Un chantier en plein janvier reste possible pour une réparation urgente, mais une réfection complète programmée d'avance gagne à viser le printemps ou l'automne.

Réfection totale ou réfection partielle : comment trancher ?

Le critère opérationnel tient en une phrase : si plus de 30% de la surface est dégradée ou si plusieurs zones distinctes nécessitent une intervention dans les 5 ans, la totale devient économiquement plus intéressante. En dessous, la partielle ciblée fait gagner 50 à 70% du budget. Un diagnostic technique avec mesure de l'étanchéité par zones et inspection du voligeage permet de trancher objectivement. Sans ce diagnostic préalable, on vote dans le brouillard.

L'assurance copropriété couvre-t-elle la réfection ?

Très rarement. L'assurance multirisque immeuble couvre les sinistres soudains et accidentels (tempête, chute de cheminée, incendie), pas l'usure normale d'une toiture en fin de vie. Si la réfection fait suite à un événement climatique précis (tempête, grêle), une déclaration de sinistre peut prendre en charge tout ou partie des travaux. Si elle relève de la vétusté, c'est aux copropriétaires de financer via le fonds travaux ou un appel exceptionnel.

Combien de temps avant de pouvoir habiter sereinement sous le toit refait ?

Les logements du dernier étage restent habitables pendant tout le chantier, sauf intervention exceptionnelle. Les nuisances principales sont sonores (sertissage, déplacement sur le toit) et limitées aux horaires de chantier 8h-18h en semaine. La toiture neuve est étanche dès la pose des dernières feuilles de zinc, donc protectrice immédiatement. Pour la performance thermique, comptez quelques semaines pour stabiliser les transferts d'humidité dans les combles. Si vous suspectez une humidité résiduelle après chantier, un point technique avec Roofnow permet de cadrer un suivi.

Faire le bon arbitrage avant de voter en AG

Trois choses à retenir avant de mettre une réfection toiture zinc à l'ordre du jour. Un, le prix au m² affiché ne veut rien dire sans le détail des postes : exigez un devis tout compris avec aléas voligeage chiffrés et autorisation de voirie incluse. Deux, le chantier dure 2 à 4 semaines, mais le projet dure 9 à 18 mois, anticipez la consultation ABF dès le diagnostic. Trois, associer une isolation par sarking ouvre des aides qui peuvent couvrir 30 à 40% du surcoût, c'est rarement à négliger.

Pour un diagnostic préalable avec rapport photo daté et chiffrage par scénarios (partielle ou totale), contactez les équipes Roofnow au 01 85 09 72 64. Roofnow intervient avec ses équipes internes de couvreurs, étancheurs et cordistes sur Paris et toute l'Île-de-France, garantie décennale assurée par AXERIA IARD, SIRET 994 131 738 00019.

Dernière mise à jour : mai 2026

Sources

Note : les prix et délais mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon la nature du chantier, l'accès au toit et la saisonnalité. Contactez Roofnow pour un devis personnalisé.

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