Conduit de cheminée non utilisé : murer, obturer ou déposer ?

Conduit de cheminée non utilisé à Paris : faut-il l'obturer, le murer ou déposer la souche ? Critères de choix, prix réels, règles copro. Devis Roofnow.

Ancien conduit de cheminée non utilisé sur une toiture parisienne, avec souche maçonnée vieillie, conduit partiellement obturé et couverture en zinc exposée au soleil.

Une souche grise sur un toit parisien, on ne la regarde jamais. Jusqu'au jour où le plafond du dernier étage commence à gondoler, où une auréole apparaît dans la chambre sous combles, où un syndic reçoit trois devis qui partent dans trois directions opposées. Le premier propose un bouchon à 250 euros. Le deuxième, un ravalement complet à 2 500 euros. Le troisième, une dépose totale à plus de 5 000 euros. Et personne n'explique vraiment comment trancher.

Le sujet du conduit de cheminée non utilisé est l'un des plus mal traités du secteur. La plupart des couvreurs vous proposent leur option par défaut, celle qui correspond à leur outillage du moment ou à leur marge habituelle. Le problème, c'est que les trois solutions, obturer, murer ou déposer la souche, ne répondent pas du tout aux mêmes situations.

Si vous gérez une copropriété parisienne, un immeuble en banlieue, ou une maison individuelle avec une cheminée morte, voici les vraies règles techniques, la méthode de décision que nos couvreurs utilisent en diagnostic, et les fourchettes de prix par poste à Paris. Sans bullshit commercial, sans devis-réflexe à 5 000 euros.

Vous avez une souche dégradée ou un conduit qui prend l'eau ? Demandez un diagnostic Roofnow avec rapport photo, sous 48h.

Pourquoi un conduit non utilisé devient un problème (et pourquoi ça empire à Paris)

L'effet cheminée résiduel et l'humidité captive

Un conduit de cheminée qui ne sert plus n'est pas neutre. Même fermé en bas, il continue de fonctionner physiquement comme une cheminée. L'air chaud de l'intérieur monte, s'échappe en partie haute si la souche n'est pas obturée, et tire en remplacement de l'air extérieur froid et humide par les défauts d'étanchéité. C'est l'effet cheminée résiduel, et il vous coûte de l'énergie tout l'hiver.

Le second problème, plus sournois, c'est l'humidité. Un mitron sans chapeau laisse entrer la pluie directement dans le conduit. L'eau imprègne la maçonnerie de l'intérieur, traverse les boisseaux fissurés, et finit par apparaître au plafond du dernier étage ou dans les combles. Beaucoup de propriétaires attribuent ces taches à une fuite de tuiles, alors que la cause réelle est dix mètres plus haut.

Le bâti parisien aggrave la dégradation

Sur le bâti parisien ancien, ce mécanisme s'accélère. Les souches haussmanniennes ont presque toutes été enduites au mortier ciment dans les années 70 ou 80, alors que la maçonnerie d'origine était à la chaux. Le ciment durcit le support, ne respire pas, et finit par se fissurer en réseau. L'eau s'infiltre, le gel travaille en hiver, et au printemps suivant les fissures sont plus larges qu'à l'automne précédent.

Il y a un détail que beaucoup ignorent : un conduit ouvert qui prend l'eau fait du bruit. C'est un chuintement continu après les épisodes pluvieux, parfois confondu avec une fuite de tuyauterie. Quand un syndic nous appelle pour un "bruit d'eau" derrière un mur du dernier étage, on monte d'abord vérifier la souche. Pour les pathologies au plafond, notre guide sur les taches d'humidité sous toit détaille les autres causes possibles.

Pourquoi on ne peut pas attendre dix ans ? Parce qu'un conduit conservé sans entretien, sans obturation sérieuse, équivaut en pratique à un défaut structurel laissé dans le bâti. Les boisseaux en terre cuite s'effritent à l'intérieur, les débris bloquent partiellement le conduit, et le jour où vous voulez agir, la simple obturation devient une dépose maçonnée à plusieurs milliers d'euros.

Les trois options techniques expliquées sans bullshit

Avant de comparer, il faut comprendre ce que recouvre chaque solution. Les trois ne sont pas des variantes de la même intervention, ce sont trois philosophies différentes avec des conséquences différentes à court, moyen et long terme.

Obturer : la solution réversible

L'obturation simple consiste à fermer le conduit aux deux extrémités sans toucher à la maçonnerie. En bas, côté foyer ou en pied de conduit, on pose une plaque coupe-feu amovible ou un obturateur gonflable. En haut, sur le mitron, on pose un chapeau étanche fermé. Le conduit reste là, intact, prêt à être remis en service un jour si vous installez un poêle à bois ou à granulés.

C'est la solution la plus simple et la moins chère, à condition que le conduit soit en bon état intérieur. Si les parois s'effritent, si les boisseaux sont fissurés, l'obturation simple ne fait que masquer le problème. L'humidité résiduelle continue de travailler la maçonnerie, et la souche extérieure se dégrade quand même.

Un point technique souvent ignoré : si le conduit reste tubé pour un futur appareil, la norme DTU 24.1 impose une ventilation entre le tubage et le conduit maçonné, soit cinq centimètres carrés en pied et vingt centimètres carrés au débouché. Sans cette ventilation, vous créez de la condensation captive qui dégrade le tubage en quelques saisons.

Murer : la condamnation définitive sans dépose

La condamnation murée va plus loin. Côté foyer, on coule une plaque incombustible scellée ou on monte une maçonnerie pleine en briques. En partie haute, on pose un chapeau scellé sur le mitron, ou on coule un bouchon en mortier. Le conduit est mis hors service de façon permanente. Aucun retour en arrière sans casser la maçonnerie.

Une règle réglementaire est constamment ignorée : le Règlement Sanitaire Départemental Type stipule que l'obturation pour mise hors service ne peut être faite qu'à la partie inférieure du conduit. Boucher uniquement par le haut est interdit, et techniquement absurde : la condensation et l'humidité résiduelle doivent pouvoir s'évacuer ou être maîtrisées par le bas, pas piégées dans la masse.

Le bon protocole pour une condamnation propre est précis : ramonage final obligatoire, plaque coupe-feu basse posée sur tasseaux ou maçonnée, maçonnerie intermédiaire si le conduit est dégradé sur sa hauteur, et chapeau étanche posé en haut avec une légère ventilation latérale. Cette intervention se combine très souvent avec un ravalement complet de la souche, parce que les deux problèmes coexistent presque toujours.

Déposer la souche : intervention lourde

La dépose consiste à démolir la partie émergente de la cheminée, jusqu'au niveau de la couverture pour une dépose partielle, ou plus bas pour une dépose intégrale. La zinguerie autour est déposée et remplacée par un closoir étanche, ou par une continuité de couverture si la dépose est totale. Les gravats sont évacués, le conduit intérieur est traité séparément.

C'est l'option la plus radicale, et à Paris elle est rarement la bonne réponse. Sur les arrondissements protégés ou en secteur sauvegardé, l'Architecte des Bâtiments de France peut refuser ou encadrer strictement la suppression d'une souche, surtout sur immeuble Mansart ou haussmannien classique. Les arrondissements 1, 4, 5, 6, 7 sont particulièrement sensibles.

L'autre frein est structurel. Sur certains immeubles des années 50 à 70, et sur du bâti plus ancien, le conduit et sa souche participent au contreventement entre deux murs. Un retrait sans étude préalable peut suffire à fissurer les plafonds des étages voisins, voire à provoquer des affaissements localisés. Sur du bâti ancien, on ne dépose pas une souche au feeling.

Reste le coût. Une dépose totale à Paris implique généralement un échafaudage ou une intervention en hauteur, l'évacuation des gravats par sac à dos sur des escaliers étroits, la reprise complète de la couverture autour de l'emplacement, et parfois une déclaration préalable de travaux. Sur des accès difficiles, l'intervention sur corde permet d'éviter l'échafaudage et de réduire significativement la facture, mais le coût total reste largement supérieur à une condamnation murée propre.

Comment trancher : l'arbre de décision en quatre questions

Q1 : le conduit est-il encore en bon état intérieur ?

On vérifie au miroir, à la lampe, parfois à la caméra endoscopique. Si les parois sont saines, sans effritement majeur, sans fissure traversante, le conduit reste un élément utile du bâti. Si les boisseaux s'effritent au moindre contact, si on remonte des débris à chaque ramonage, le conduit a fait son temps.

Q2 : aurez-vous besoin du conduit dans les dix prochaines années ?

Un poêle à bois ou à granulés, une cheminée d'agrément, une ventilation mécanique réutilisant le conduit existant. Si la réponse est oui même hypothétique, l'obturation simple est la voie à privilégier. Condamner définitivement un conduit qu'on remettra en service trois ans plus tard, c'est payer deux fois.

Q3 : la souche a-t-elle une valeur patrimoniale ?

Mitron en terre cuite, souche en briques rouges typique du nord parisien, alignement de souches haussmanniennes sur faîtage. Sur ces configurations, la conservation de la souche avec ravalement propre est presque toujours préférable à la dépose, indépendamment du sort réservé au conduit.

Q4 : copropriété, mitoyen, ou maison individuelle ?

Cette question change tout. En copro, vous ne décidez pas seul. En mitoyen, vous engagez votre voisin. En maison individuelle, vous avez les coudées franches mais aussi toute la responsabilité.

Synthèse pratique

La synthèse tient en trois cas de figure. Conduit en bon état + besoin futur possible : obturation simple. Conduit dégradé + pas de besoin futur + souche à valeur patrimoniale : condamnation murée + ravalement complet. Conduit dégradé + pas de besoin futur + souche sans valeur particulière + structure validée : dépose envisageable, à arbitrer selon le coût comparé. Sur l'ensemble des chantiers cheminée traités par Roofnow en Île-de-France, la dépose totale reste minoritaire. La combinaison condamnation propre + ravalement de la souche couvre la majorité des cas.

L'erreur fréquente que nous voyons : un propriétaire reçoit un devis de dépose totale, panique sur le coût, et abandonne tout traitement. Six mois plus tard, l'infiltration s'aggrave, le plafond du dernier étage est à refaire. Si vous voulez un second avis avant de signer, demandez un devis comparatif, c'est gratuit et sous 48h.

Le cas spécifique de la copropriété parisienne (et pourquoi vous ne décidez pas seul)

Le statut juridique : partie commune par défaut

Si votre cheminée est dans un immeuble, vous devez d'abord régler une question juridique avant la question technique. La souche en toiture, les conduits qui traversent plusieurs lots, les coffres et gaines verticaux : tout cela relève en général des parties communes.

Le cadre légal est posé par la loi du 10 juillet 1965, article 3, qui répute parties communes les éléments dans le gros œuvre desservant plusieurs copropriétaires. La jurisprudence a confirmé à de nombreuses reprises ce statut pour les conduits collectifs et les souches en toiture, notamment dans une décision de la Cour d'appel de Rennes du 26 février 2004 qui fait régulièrement référence. Conséquence directe : un copropriétaire qui veut faire condamner ou déposer "sa" cheminée touche en réalité à un élément partagé.

Quelle majorité, quel rôle pour le syndic ?

Pratiquement, aucune intervention significative ne peut se faire sans vote en assemblée générale. Pour la simple condamnation interne d'un foyer privatif sans toucher au conduit, l'autorisation de l'AG n'est pas requise. Mais dès qu'on touche à la souche en toiture, à un conduit traversant plusieurs lots, ou à l'aspect extérieur de la couverture, le passage en AG est obligatoire, à la majorité de l'article 26 pour la dépose et à la majorité simple ou absolue selon les configurations pour les travaux d'entretien.

Le rôle du syndic est central. C'est lui qui commande le diagnostic préalable, qui sollicite plusieurs devis, qui présente le dossier en AG, et qui suit l'exécution. Sur les copropriétés que nous accompagnons, le diagnostic toiture inclut systématiquement un état des souches avec rapport photo, ce qui permet au syndic d'arbitrer en connaissance de cause et d'éviter les votes en aveugle. Pour la chaîne de décision en cas de problème, voir notre guide qui appeler dans quel ordre en urgence toiture copro.

Cas concret : trois souches mortes, une seule décision

Cas fréquent en copropriété parisienne : un copropriétaire du dernier étage signale une infiltration au pied de sa cheminée. Le syndic envoie un couvreur, qui propose une dépose à 4 500 euros. Le syndic monte le sujet en AG, vote retardé pour budget, infiltration aggravée pendant l'année. Diagnostic Roofnow l'année suivante : la souche est ravalable, le conduit peut être condamné proprement, le coût total est très inférieur au devis initial. Le sujet aurait dû être instruit différemment dès le départ. Pour les copros qui veulent cadrer leur stratégie d'entretien sur le long terme, un contrat d'entretien toiture syndic permet d'éviter ce type de scénario.

Les prix réels à Paris et en Île-de-France, poste par poste

Obturation simple et condamnation murée

Les fourchettes ci-dessous sont des indications observées sur les chantiers réels en Île-de-France. Elles varient selon l'accès en toiture, la présence d'un échafaudage existant, l'état du conduit, et la zone d'intervention. Un chantier dans le 15e arrondissement avec accès direct n'a pas le même coût qu'une intervention sur Mansart en bas de brisis dans le 6e.

Pour une obturation simple incluant ramonage final, plaque coupe-feu basse posée et chapeau étanche en partie haute, le ticket démarre généralement entre 400 et 800 euros. C'est l'intervention la plus rapide, comptez une demi-journée à une journée. Pour une condamnation murée propre, avec ramonage, maçonnerie basse incombustible, chapeau scellé en haut et reprise du solin si nécessaire, comptez plutôt entre 800 et 1 800 euros. Si le ravalement de la souche est intégré dans le même chantier, ce qui est presque toujours pertinent, l'enveloppe globale monte plus haut mais la mobilisation n'est payée qu'une seule fois.

Dépose partielle et dépose totale

Pour une dépose partielle de souche jusqu'au niveau de la couverture, avec closoir étanche en zinc et reprise locale de la couverture, comptez entre 1 700 et 3 000 euros. Pour une dépose totale, avec reprise intégrale de la zinguerie, évacuation de gravats et finitions, le budget se situe plus souvent entre 3 000 et 5 000 euros, voire plus selon l'accès et la complexité.

Les postes oubliés des devis low-cost

Trois postes additionnels reviennent souvent et ne sont pas toujours dans les devis. Le diagnostic amiante avant travaux est obligatoire pour tout bâti antérieur à 1997, comptez 100 à 300 euros selon le prestataire. L'échafaudage représente facilement 1 000 à 2 500 euros sur une intervention en façade, ce qui rend l'intervention sur corde souvent plus économique sur les souches accessibles. Enfin, la déclaration préalable de travaux est obligatoire si la dépose modifie l'aspect extérieur, en particulier en secteur ABF.

Sur les chantiers que nous traitons en Île-de-France, les pathologies en émergence de toiture, qui regroupent souches, abergements et solins, sont la première cause de sinistres infiltration sur le bâti collectif urbain. Traiter une souche dégradée en différé revient presque toujours plus cher que la traiter dès le diagnostic posé.

Erreur fréquente sur les devis bas : l'absence de ramonage final dans le chiffrage. Sans ramonage avant condamnation, la suie résiduelle continuera de tomber dans la pièce ou le conduit pendant des années. Un devis qui n'inclut pas le ramonage est un devis incomplet. Vérifiez aussi la mention de la reprise du solin, qui se fissure presque toujours en parallèle de la souche.

Les pièges techniques que personne ne vous dit

Pièges réglementaires et matériaux interdits

Piège 1 : obturer uniquement par le haut. Solution apparemment simple, en réalité interdite par le RSDT et techniquement aberrante. L'humidité résiduelle, la condensation et les eaux d'infiltration éventuelles se retrouvent piégées dans la masse maçonnée, qui se dégrade beaucoup plus vite qu'un conduit ouvert.

Piège 2 : utiliser de la mousse expansive apparente, du plâtre simple ou du polystyrène pour l'obturation basse. Aucun de ces matériaux n'est incombustible ni conforme. Sur une remise en service accidentelle, ou sur un sinistre voisin, vous êtes en faute. La plaque coupe-feu réglementaire ou la maçonnerie pleine sont les seules options propres.

Piège 3 : oublier le diagnostic amiante. Le bâti antérieur à 1997 est susceptible de contenir de l'amiante dans les enduits, les joints de souche, les boisseaux ou les solins. Le diagnostic avant travaux est obligatoire, et son absence engage la responsabilité de l'entreprise et du donneur d'ordre. Pour aller plus loin, voir notre guide amiante toiture.

Pièges structurels et faux calculs

Piège 4 : déposer une souche raidisseuse. Sur certains immeubles, la souche n'est pas un simple élément en émergence, c'est une pièce qui participe à la stabilité de la maçonnerie environnante. Une dépose mal préparée fissure les plafonds des appartements voisins, et engage votre responsabilité. Avant toute dépose sur bâti ancien, demandez un avis structurel.

Piège 5 : laisser un mitron sans chapeau "parce qu'on va déposer plus tard". C'est une excuse classique pour repousser les travaux. Pendant les six ou douze mois d'attente, la dégradation de la souche s'accélère et le coût final monte. Un chapeau provisoire à 80 euros peut sauver 1 500 euros de ravalement supplémentaire.

Astuce de diagnostic terrain : nos couvreurs utilisent un simple tournevis pour évaluer la dureté résiduelle de l'enduit de souche. Si la pointe rentre sans effort dans le mortier, l'enduit est mort. Si elle accroche fermement, le support est encore sain. Ce geste de cinq secondes vous économise souvent des heures de discussion avec un artisan.

Cas concret : 12 000 euros annoncés, projet réorienté

En banlieue sud de Paris : une copropriété de quinze lots reçoit deux devis pour la dépose totale de trois souches inactives. Budget annoncé, plus de 12 000 euros, hors échafaudage. Le diagnostic Roofnow montre que les conduits sont exploitables pour une condamnation propre, que les souches peuvent être ravalées, et que l'intervention sur corde évite l'échafaudage. Le projet final est validé en AG sur une enveloppe nettement inférieure. Pour des cas similaires d'arbitrage en copro, voir nos pages réparation solin cheminée et réparation toiture Paris.

Questions fréquentes sur le conduit de cheminée non utilisé

Faut-il déclarer la dépose d'une souche en mairie ?

Oui, dans la plupart des cas. La dépose d'une souche modifie l'aspect extérieur du bâtiment, ce qui déclenche l'obligation de déclaration préalable de travaux selon le Code de l'urbanisme. En secteur ABF, à Paris dans les arrondissements protégés ou autour des monuments historiques, l'autorisation peut être conditionnée à la conservation de la souche ou à un design imposé. Vérifiez le PLU et le périmètre ABF avant tout engagement de devis.

Qui paye en copropriété ?

Si la souche et le conduit sont parties communes, ce qui est presque toujours le cas, les frais sont à la charge de la copropriété au prorata des tantièmes. Le règlement de copropriété peut toutefois prévoir une jouissance exclusive avec entretien à la charge de l'utilisateur. Demandez à votre syndic une lecture précise du règlement avant l'AG, c'est ce qui détermine la clé de répartition. Pour mémoire, le partage des charges entre locataire et propriétaire obéit à une logique différente, à ne pas confondre.

Peut-on obturer un conduit de cheminée soi-même ?

En maison individuelle, rien ne l'interdit techniquement pour une obturation simple basse. Mais l'obturation haute en toiture engage votre sécurité et votre assurance habitation, et la condamnation murée doit respecter des règles de sécurité incendie. En copropriété, l'auto-intervention est exclue dès qu'on touche à une partie commune. Le coût d'un professionnel reste raisonnable face au risque de sinistre ou de non-conformité.

Le ramonage est-il obligatoire avant condamnation ?

Aucun texte ne l'impose explicitement, mais c'est un standard professionnel. Sans ramonage final, la suie reste captive dans le conduit fermé. Elle finira par tomber en débris dans la pièce ou par contaminer l'air si le conduit est ré-ouvert un jour. Tout couvreur sérieux l'inclut dans son devis de condamnation. Si le vôtre ne le mentionne pas, demandez pourquoi.

Que devient l'assurance habitation après condamnation ?

Si la condamnation est définitive et déclarée, votre assureur peut exiger un certificat de mise hors service signé par l'entreprise. Ce document prouve que le conduit ne sera plus utilisé pour évacuer des fumées, et il vous dispense de l'obligation annuelle de ramonage. Conservez-le précieusement, c'est aussi un document utile à la revente du bien.

Avant de signer un devis, posez les quatre bonnes questions

Un conduit de cheminée non utilisé n'est pas un problème complexe, c'est un problème mal posé. La dépose totale, qui semble être la solution radicale et propre, est en réalité la moins fréquemment justifiée sur le bâti parisien. L'obturation simple suffit quand le conduit est en bon état. La condamnation murée associée à un ravalement de souche couvre l'écrasante majorité des cas dégradés.

Avant de signer le premier devis venu, demandez-vous : le conduit est-il en bon état, en aurez-vous besoin un jour, la souche a-t-elle une valeur patrimoniale, êtes-vous en copropriété ou non ? Ces quatre questions éliminent la majorité des fausses bonnes idées et orientent vers la solution réellement adaptée.

Pour un avis indépendant avec rapport photo et devis chiffré, appelez Roofnow au 01 85 09 72 64 ou demandez un diagnostic toiture Paris. Diagnostic sous 48h, intervention 7j/7 sur Paris et l'Île-de-France, garantie décennale assurée par AXERIA IARD.

Dernière mise à jour : avril 2026


Sources

Note : les prix et délais mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon la nature du chantier, l'accès au toit et la saisonnalité. Contactez Roofnow pour un devis personnalisé.

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