Mousse toiture ardoise : traitement, risques et prix à Paris

Mousse sur toiture ardoise à Paris ? Risques réels, technique pro (sans Karcher ni Javel), prix au m² et fréquence. Diagnostic Roofnow sous 12h, rapport photo inclus.

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La toiture verdit côté nord. Deux ou trois hivers parisiens suffisent. Les ardoises perdent leur noir franc, des plaques vertes s'installent entre les crochets, et la rive commence à faire des taches sombres sur la gouttière. La mousse n'a pas l'air bien méchante vue du trottoir. C'est précisément son piège.

Sur une ardoise, la mousse ne salit pas : elle ronge. Elle retient l'eau, elle gèle l'hiver, elle fait levier sur les crochets, elle finit par décoller des ardoises entières. Le problème esthétique devient un problème d'étanchéité en cinq ou six ans, pas en trente. Et c'est là que les factures commencent : 200 € de démoussage évité aujourd'hui, 15 000 € de réfection partielle dans quelques années.

Sur Paris et l'Île-de-France, le sujet se complique pour trois raisons : les toitures mansart avec leur pente à 70° qui imposent le cordiste, les pavillons de banlieue construits entre 1950 et 1996 dont certaines "ardoises" sont en fibrociment amianté, et un démarchage agressif qui propose du démoussage à 5 €/m² sans jamais mettre les pieds sur le toit. On vous explique ce qu'il faut vraiment faire, ce qu'il ne faut surtout pas laisser faire, et ce que ça coûte quand c'est bien fait.

Un doute sur l'état de votre toiture ardoise ? Envoyez-nous 2 ou 3 photos au 01 85 09 72 64, on vous rappelle sous 2 heures avec un diagnostic honnête, sans devis automatique.

Pourquoi la mousse est un vrai problème sur une toiture ardoise

L'ardoise est une pierre schisteuse, dense, quasiment imperméable en surface. C'est ce qui fait sa réputation : une toiture ardoise bien posée dure 80 à 100 ans. Sauf que cette pierre est aussi feuilletée dans son épaisseur, et légèrement poreuse sur les bords. La mousse s'installe dans ces zones de faiblesse, exactement là où l'eau peut pénétrer par capillarité.

Le cycle gel-dégel qui casse les ardoises par le bord

Une mousse saturée d'eau pèse jusqu'à dix fois son poids sec. Quand cette eau gèle, elle gonfle de 9 % en volume. Ce gonflement pousse dans les porosités de l'ardoise et fait éclater la pierre par petits copeaux, toujours par le bord, jamais au centre. On appelle ça l'éclatement de bord, ou "feuilletage". Sur une toiture qui n'a jamais été entretenue, on voit les ardoises s'effriter sur 2 à 3 cm, crochet visible à nu.

Le phénomène s'accélère sur les versants nord des pavillons d'Île-de-France, où l'humidité stagne. Sur une maison orientée est-ouest à Versailles ou à Sceaux, la partie nord peut être couverte de mousse alors que la partie sud est nickel. C'est normal, c'est la lumière et la chaleur qui font sécher. Sur les toitures à plusieurs versants, c'est souvent au niveau des noues de toiture que la mousse cause le plus de dégâts, car l'eau y ruisselle en continu et la végétation bloque l'écoulement.

Les crochets qui cèdent sous la tension de la mousse

L'ardoise est clouée ou crochetée, jamais collée. Quand la mousse s'installe entre deux ardoises, elle gonfle à chaque pluie et fait levier sur l'ardoise du dessus. Sur une toiture avec des crochets en acier zingué d'origine, le métal finit par céder à la fatigue. On retrouve alors des ardoises glissées en bas de pente, parfois dans la gouttière, parfois sur le trottoir. En période de gel, on entend un "clac" sec quand un crochet lâche. C'est un bruit que les cordistes connaissent bien, on le perçoit même à travers la corde.

Les couvreurs qui travaillent depuis longtemps à Paris savent que les toitures ardoise des immeubles haussmanniens de la fin du XIXe posées au clou sont les plus fragiles de toutes. Le clou rouille, la mousse fait levier, et on se retrouve avec des ardoises qui sautent par vent fort. Sur ces toitures-là, un démoussage trop agressif à la brosse fait plus de mal que de bien. Quand les ardoises commencent à se soulever, c'est souvent le signe que la mousse a déjà fait son travail depuis plusieurs années.

Ardoise naturelle ou fibrociment, deux traitements à l'opposé

Avant d'envisager un traitement, il faut savoir ce qu'on a sur le toit. Le mot "ardoise" recouvre deux réalités totalement différentes, et l'une peut être dangereuse à manipuler.

Comment reconnaître une ardoise naturelle d'une ardoise artificielle

L'ardoise naturelle est en schiste. Elle a un grain visible, une surface légèrement irrégulière, des nuances de gris-noir à reflets bleutés ou violacés selon la provenance (Angers, Espagne, Brésil). Elle fait un son mat quand on tape dessus avec le doigt. Son épaisseur varie entre 3 et 6 mm selon la qualité et la taille.

L'ardoise artificielle, ou ardoise fibrociment, est une plaque moulée industriellement. Elle est parfaitement plane, sans grain, souvent noire profond ou grise uniforme. Son bord est net, comme découpé à la scie. Elle fait un son plus creux et plus léger au toucher. C'est là que les choses se corsent.

Le cas critique du fibrociment amianté des pavillons IDF

En France, toutes les plaques fibrociment produites entre 1950 et le 1er janvier 1997 peuvent contenir de l'amiante. Au-delà de cette date, l'amiante est interdite. Ce que peu de propriétaires savent : ces plaques ont été massivement utilisées pour couvrir les pavillons de banlieue francilienne dans les années 60-70, en remplacement d'ardoises naturelles jugées trop chères. On en trouve encore partout en Seine-Saint-Denis, dans le Val-d'Oise, l'Essonne, les Yvelines, parfois en sous-couche de toitures rénovées.

L'arrêté du 16 juillet 2019 relatif au repérage de l'amiante avant travaux (RAT) impose un diagnostic amiante avant toute intervention sur un bâtiment construit avant 1997. Brosser, gratter ou pulvériser à haute pression une ardoise fibrociment amiantée libère des fibres cancérogènes dans l'air, le jardin, les gouttières, les eaux pluviales. L'ADEME rappelle que toute action mécanique (casser, scier, percer, brosser, frotter) sur un matériau contenant de l'amiante est formellement à proscrire. C'est pour cette raison qu'un vrai professionnel refusera de démousser votre toiture avant d'avoir confirmé la nature du matériau.

Sur un pavillon des années 60-70, si vous n'avez pas de document certifiant l'absence d'amiante (les plaques fabriquées après 1997 portent la mention "NT" pour "New Technology"), le diagnostic amiante est obligatoire avant toute intervention. Tout devis de démoussage sur fibrociment ancien sans cette étape préalable est un devis qui vous met en infraction et en danger. Pour aller plus loin, notre guide détaillé sur le diagnostic amiante et les obligations des propriétaires précise la marche à suivre selon l'âge du bâtiment.

La technique pro qui protège vraiment une ardoise

Sur une vraie ardoise naturelle en bon état, le démoussage se fait en trois temps. Aucun n'est négociable, et aucun n'implique de nettoyeur haute pression.

Étape 1 : grattage manuel à la brosse dure

Le gros de la mousse part au grattage mécanique. Brosse à poils durs en nylon (jamais en acier qui raye et oxyde), mouvement dans le sens de la pose, de haut en bas. Le couvreur travaille ardoise par ardoise, en appuyant peu, en insistant sur les recouvrements où la mousse s'accumule. Sur une toiture bien entretenue, cette étape prend 4 à 6 heures pour 80 m². Sur une toiture négligée depuis dix ans, on peut monter à deux jours.

C'est l'étape où un bon couvreur repère les ardoises à remplacer. Une ardoise qui sonne creux, qui a un bord effrité sur plus de 5 mm, qui est fendue en biais, doit être changée dans la foulée. Sans ça, l'hydrofuge qu'on appliquera derrière sera inutile. Cette étape est aussi celle où on contrôle les chéneaux et les gouttières, car la mousse grattée tombe directement dedans et finit par les obstruer.

Étape 2 : fongicide adapté, pas n'importe lequel

Après le brossage, on pulvérise un traitement fongicide de type TP2 (produits biocides désinfectants au sens de l'arrêté du 28 février 2022). L'idée : tuer les spores résiduelles de mousse, lichen et algue qui vont recoloniser dans les semaines suivantes. Le produit s'applique au pulvérisateur basse pression, par temps sec, de bas en haut, avec 48 à 72 heures sans pluie devant soi pour que le principe actif pénètre.

Un détail terrain que peu de sites expliquent : un fongicide bien dosé fait brunir la mousse résiduelle en 8 à 15 jours. C'est le signe que ça marche. Les propriétaires s'inquiètent parfois en voyant le toit devenir plus foncé après traitement, c'est une réaction normale. La mousse meurt, sèche, et s'évacue avec les pluies suivantes. Un produit qui donne un résultat "blanc immédiat" est presque toujours à base de Javel ou d'acide oxalique, et c'est une mauvaise nouvelle pour votre toiture.

Étape 3 : hydrofuge, seulement quand ça se justifie

L'hydrofuge est une résine siliconée ou fluorée qui pénètre les pores de l'ardoise et limite l'absorption d'eau. Sur une ardoise naturelle en bon état, l'hydrofuge prolonge l'effet du démoussage de 3 à 5 ans. Sur une ardoise déjà très poreuse, effritée, ou ancienne de plus de 60 ans, l'hydrofuge peut être contre-productif : il bloque la vapeur d'eau à l'intérieur du matériau et accélère la dégradation.

Un couvreur honnête vous dira : sur votre toit en état moyen, l'hydrofuge est utile. Sur votre toit déjà fatigué, il faut prévoir un remplacement d'ardoises plutôt que de masquer le problème sous une couche de résine. C'est une décision qui se prend après inspection, pas au téléphone, et jamais sur la base d'un devis standardisé.

Ce qu'on ne fait jamais sur une ardoise

Trois choses interdisent formellement l'intervention d'un non-professionnel sur une toiture ardoise. Premièrement, le nettoyeur haute pression, qui arrache la patine de surface, écarte les ardoises sur leurs crochets et fait entrer l'eau sous la toiture par capillarité pendant des semaines. Deuxièmement, l'eau de Javel, qui décape, blanchit l'ardoise de façon irréversible et détruit les organismes sans jamais traiter en profondeur. Troisièmement, les acides (oxalique, chlorhydrique, phosphorique), qui rongent le liant naturel du schiste et fragilisent définitivement la pierre.

Quand un propriétaire nous appelle après avoir passé le Karcher lui-même, on voit souvent la même chose : auréoles d'humidité au plafond sous les combles dans les deux mois qui suivent. L'eau est entrée par les recouvrements écartés et elle ressort par le plâtre. Notre article sur les taches d'humidité au plafond sous toit détaille les diagnostics possibles dans ce cas.

Accès et sécurité, la vraie contrainte parisienne

Sur un pavillon de plain-pied en banlieue avec une pente à 30°, un couvreur travaille depuis une échelle à crochet, ou depuis des chevrons posés sur la toiture. La sécurité est gérable avec une ligne de vie et un harnais. Dès qu'on passe sur du bâti parisien ou du pavillon à étage, tout change.

Mansart, brisis et immeubles haussmanniens : le domaine du cordiste

Les toitures parisiennes en mansart ont une pente de terrasson de 30 à 35°, mais le brisis (la partie basse, quasi verticale, souvent en ardoise) dépasse 70°. Sur ce type de toiture, aucun couvreur traditionnel ne peut travailler en sécurité sans échafaudage. La solution, c'est le cordiste : un technicien toiture formé au travail sur corde qui descend en rappel depuis la souche ou le faîtage, et qui peut traiter le brisis ardoise mètre par mètre.

Un détail que les cordistes expérimentés connaissent : la corde "chante" quand elle frotte sur un point mal protégé. Un son continu, aigu, qui signale que la gaine s'use. Sur un toit parisien, cela arrive souvent sur les arêtes des souches de cheminée en brique. Un bon cordiste repère immédiatement ce signal et repositionne la ligne. Pour en savoir plus sur cette spécialité, consultez notre page dédiée aux travaux sur corde à Paris ou notre article sur le métier de cordiste couvreur en immeuble.

Quand échafaudage et nacelle deviennent obligatoires

Sur certaines toitures, le cordiste ne suffit pas. Si la copropriété exige un accès par la rue (refus des copropriétaires du dernier étage de laisser passer les techniciens par leur appartement), il faut monter un échafaudage en pied d'immeuble. À Paris intra-muros, cela implique une autorisation d'occupation du domaine public, une redevance à la mairie, et un délai de 2 à 4 semaines. Le coût du démoussage peut tripler.

La nacelle est l'alternative quand l'immeuble donne sur cour et qu'il y a un accès camion. Elle est rarement possible dans Paris intra-muros, beaucoup plus fréquente en banlieue résidentielle. Un bon devis doit anticiper cette question d'accès dès la première visite et ne pas la découvrir en cours de chantier.

Combien coûte un démoussage d'ardoise à Paris et en IDF

Les prix du marché varient énormément, et c'est normal : une toiture ardoise de pavillon accessible en échelle et une toiture ardoise d'immeuble haussmannien en mansart ne relèvent pas du même chantier. Voici les ordres de grandeur réels qu'on observe sur nos interventions.

Fourchettes de prix au m² selon le type de toiture

Sur un pavillon de banlieue accessible (pente modérée, hauteur raisonnable, ardoise naturelle), comptez 15 à 25 €/m² pour un démoussage complet avec fongicide, et 25 à 35 €/m² avec hydrofuge en complément. Sur un immeuble parisien avec accès cordiste, ces prix montent à 35 à 55 €/m² selon la hauteur, la pente et les contraintes de chantier. Sur une toiture mansart avec brisis ardoise en plein 16e ou 7e arrondissement, on peut monter à 60 €/m² si l'intervention exige un échafaudage partiel.

Ces prix incluent le grattage manuel, l'application du fongicide, le nettoyage des gouttières accessibles et le rapport photo. Ils n'incluent pas le remplacement d'ardoises cassées (compter 15 à 25 € par ardoise remplacée, pose comprise), ni les travaux de solin ou de faîtage si nécessaires. Nos tarifs détaillés pour les toitures jusqu'à 100 m² sont disponibles sur la page nettoyage, démoussage et traitement hydrofuge, avec des packs à 990 € TTC pour nettoyage + démoussage et 1590 € TTC pour le pack complet avec hydrofuge.

Ce qui fait grimper la facture sans qu'on s'y attende

Trois postes sont systématiquement sous-estimés dans les devis approximatifs. L'accès d'abord : une échelle de 14 mètres coûte plus cher qu'une échelle de 7 mètres, et un cordiste plus cher qu'un couvreur au sol. L'état réel de la toiture ensuite : 20 ardoises à remplacer c'est 400 €, 80 ardoises c'est 1 600 €, et on ne le voit qu'une fois sur place. La gestion des déchets de mousse enfin, qui en copropriété doit être évacuée en benne et pas laissée en tas dans la cour. Un nettoyage bien conduit prévoit aussi la vérification des gouttières bouchées par les résidus, car la mousse arrachée finit souvent par créer un bouchon en aval.

Cas concret : un pavillon de 110 m² de toiture à Vélizy (78), ardoise naturelle en état moyen, accessible par échelle à crochet, nous revient à 2 400 € TTC avec démoussage + fongicide + remplacement de 18 ardoises. Autre cas : une copropriété de 5 étages rue des Martyrs dans le 9e, 180 m² de toiture mansart avec brisis ardoise, accès cordiste obligatoire, nous est facturée 7 800 € TTC avec démoussage complet et remplacement ponctuel. L'écart de prix au m² reflète la réalité du chantier, pas une marge abusive.

L'arnaque du démarchage à 5 € du m²

Le démarchage abusif sur le démoussage de toiture est une pratique bien connue en banlieue parisienne. Un "couvreur" passe en voiture dans le quartier, sonne en fin d'après-midi, annonce qu'il a vu de la mousse depuis la rue, propose un devis à 5 ou 8 €/m² hydrofuge inclus, et insiste pour démarrer le lendemain. Dans 90 % des cas, l'entreprise n'a pas d'assurance décennale valable, le "traitement" est de l'eau colorée, et le chantier est bâclé en 2 heures. Six mois plus tard, la mousse revient et le numéro de téléphone ne répond plus.

La règle simple : pas de décision en moins de 48 heures, pas de signature sans visite sur le toit, pas de prestataire sans attestation d'assurance décennale vérifiable auprès de l'assureur. Chez Roofnow, notre décennale est portée par AXERIA IARD, notre SIRET 994131738 00019 est vérifiable sur societe.com, et chaque intervention donne lieu à un rapport photo horodaté avant et après travaux. C'est précisément ce qu'un démarcheur ne peut pas fournir. En cas de sinistre déjà déclaré après passage d'un démarcheur douteux, notre équipe urgence toiture 7j/7 peut intervenir sous 12h pour sécuriser ce qui peut l'être.

À quelle fréquence faut-il démousser une toiture ardoise

Oubliez le "tous les ans" qu'on vous vend en démarchage. Sur une ardoise naturelle correctement entretenue, le rythme est bien plus espacé.

Le bon rythme selon l'exposition réelle de la toiture

Une toiture ardoise exposée plein sud sur une maison dégagée, sans arbres, en bord de ville, peut tenir 5 à 7 ans entre deux démoussages. Une toiture orientée nord, en milieu humide, sous couvert d'arbres (les pavillons de Meudon, de Saint-Germain-en-Laye, certains secteurs du 16e ou du 19e avec grands parcs à proximité) demande un passage tous les 3 à 4 ans. Sur un immeuble parisien densément bâti, sans exposition nord dominante, on tourne généralement autour de 4 à 5 ans. Le rythme est donc très différent de celui d'une toiture zinc parisienne, qui demande plutôt une inspection annuelle ciblée sur les soudures et les relevés.

Le signe d'alerte simple, observable depuis le trottoir : quand vous commencez à voir des taches vertes qui couvrent plus de 15 à 20 % de la surface visible, c'est qu'il est temps. Quand vous voyez des coussinets verts en relief qui dépassent des ardoises, vous avez déjà attendu trop longtemps. Pour les maisons en location, la question de la responsabilité d'entretien est souvent floue : notre guide sur l'entretien de toiture entre locataire et propriétaire clarifie les obligations respectives.

Pourquoi un contrat d'entretien annuel change la donne en copropriété

Pour un syndic, la logique n'est pas de démousser tous les ans mais de faire passer un couvreur une fois par an pour une inspection visuelle avec rapport photo, et de décider du démoussage complet tous les 3 à 5 ans selon constat. Ce modèle a deux avantages : il évite les dépenses inutiles votées en AG sur la base d'un démarchage opportuniste, et il permet de détecter les ardoises à remplacer avant qu'elles ne cassent et ne provoquent un sinistre.

Notre guide des contrats d'entretien toiture détaille les contenus possibles et les fréquences recommandées selon le type de bâti. Pour les syndics qui préfèrent directement discuter d'un contrat sur mesure pour leurs immeubles, la page entretien et maintenance toiture pour syndics donne le cadre commercial.

Questions fréquentes sur le traitement de la mousse sur toiture ardoise

Peut-on démousser soi-même une toiture en ardoise ?

Techniquement oui sur un pavillon de plain-pied à pente modérée, avec harnais, ligne de vie, échelle à crochet et brosse adaptée. En pratique, c'est déconseillé pour trois raisons : le risque de chute (l'ardoise humide est extrêmement glissante), le risque de casser des ardoises par appui incorrect, et l'impossibilité de gérer proprement les produits biocides sans équipement. Au-delà d'une hauteur de 6 mètres ou d'une pente supérieure à 35°, l'intervention professionnelle devient obligatoire.

Le fil de cuivre préventif fonctionne-t-il vraiment ?

Partiellement. Un fil de cuivre tendu près du faîtage libère, par oxydation à chaque pluie, des ions cuivriques qui ralentissent la pousse de la mousse sur les premiers mètres en aval. L'effet est réel mais limité : il protège une bande de 3 à 5 mètres en dessous du fil, pas toute la toiture. Et sur un immeuble parisien, la coulure verte-bleue du cuivre oxydé tache les façades en pierre de taille, ce qui pose problème. C'est une solution de complément, pas de remplacement.

L'eau de Javel est-elle interdite sur ardoise ?

Pas formellement interdite, mais fortement déconseillée par tous les fabricants d'ardoise et tous les couvreurs sérieux. La Javel blanchit l'ardoise de façon irréversible, elle détruit la patine naturelle qui fait la beauté du matériau, elle accélère la porosité et elle ne tue que les organismes de surface sans atteindre les spores. Résultat : repousse accélérée et toiture abîmée. Préférez un fongicide professionnel conforme à la réglementation biocide.

Faut-il faire un hydrofuge après chaque démoussage ?

Non, systématiquement non. L'hydrofuge a un intérêt sur une ardoise en bon état, dont la surface est encore saine mais qui commence à devenir légèrement poreuse. Sur une ardoise neuve ou récente, il est inutile. Sur une ardoise très ancienne ou déjà effritée, il peut être contre-productif. Un vrai couvreur vous recommandera l'hydrofuge seulement si votre toiture est dans la bonne fenêtre d'âge, généralement entre 15 et 40 ans.

Qui paie le démoussage de toiture en copropriété ?

Le démoussage de la toiture commune relève des charges générales de la copropriété, réparties entre les copropriétaires selon les tantièmes prévus au règlement. C'est l'assemblée générale qui vote le principe et le budget, sur proposition du syndic. La décision relève de la majorité simple de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965 pour un entretien courant, ou de la majorité absolue de l'article 25 pour des travaux d'amélioration (comme l'ajout d'un hydrofuge préventif).

Combien de temps tient un démoussage d'ardoise bien fait ?

Un démoussage complet avec grattage manuel + fongicide sur ardoise naturelle tient en moyenne 3 à 5 ans avant qu'une nouvelle intervention soit nécessaire. Avec hydrofuge en complément sur une ardoise en bon état, on peut monter à 5 à 7 ans. Les écarts dépendent de l'exposition, de la pluviométrie locale, de la présence d'arbres à proximité et de l'état initial de la toiture. Une toiture déjà fatiguée au départ ne donnera jamais les mêmes résultats qu'une toiture saine.

Une ardoise entretenue tient 100 ans, une ardoise négligée se refait à 20 000 euros

Le calcul est simple. Un démoussage correct tous les 4 ans sur un pavillon de 100 m² coûte 2 000 à 2 500 € par cycle, soit environ 600 € par an. Une réfection complète de toiture ardoise sur le même pavillon démarre à 18 000 € et peut dépasser 30 000 € selon la charpente. L'entretien régulier est le seul moyen de tirer la durée de vie maximale d'une toiture ardoise, et de faire en sorte que la question de la réfection ne se pose qu'une fois, à l'échelle d'une vie.

Si vous avez un doute sur l'état de votre toiture, si un démarcheur vous a proposé un devis louche, ou si vous êtes syndic et que votre dernière AG a voté un démoussage sans cadre clair, prenez 5 minutes pour nous envoyer 2 ou 3 photos. On vous donnera un avis honnête, gratuit, sans obligation de signer. Vous pouvez aussi nous joindre directement au 01 85 09 72 64 ou découvrir l'ensemble de nos services couverture et étanchéité à Paris et en Île-de-France.

Dernière mise à jour : avril 2026

Sources

Note : les prix et délais mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon la nature du chantier, l'accès au toit et la saisonnalité. Contactez Roofnow pour un devis personnalisé.

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